Arrêter de fumer à ceci de difficile qu'on doit lutter contre une addiction physique et une addiction mentale.
D'un côté, on a le produit, que les fabricants s'ingénient à rendre plus addictif par l'utilisation de substances qui en plus de nous cramer les poumons, nous crament aussi les autres organes et d'un autre côté, toute la gestuelle, dont on finit par croire qu'elle est indispensable à notre survie (oui, des fois on est très con, mais je ne vous l'apprends pas, vous avez aussi, sans doute, l'occasion de le tester régulièrement).
Mais il existe une possibilité de lutter contre ça, en se persuadant que notre nouvelle situation est bien mieux que l'ancienne, alors de cette saloperie d'addiction aurait plutôt tendance à vouloir faire croire que c'est le contraire.
Quand on arrête de fumer, au début, le mec cool, c'est celui qui ne fume pas (de préférence, même, celui qui n'a jamais fumé, parce que c'est l'opposé de ce que nous sommes et c'est donc parfait comme modèle). Puis la motivation s'émousse (si si, soyons honnête. D'autant qu'en disant cela, la victoire paraitra d'autant plus difficile à atteindre et le mérite d'autant plus grand !! Rusé le gars !), et là, le mec cool, c'est celui qui ne se pose pas de question, se rase quand il a envie, sort sa clope au mépris des convenances et des idées "modernes". Et nous dans tout ça ? Ben on est milieu du guet, un pied dans la vase et un pied dans la flotte, avec une furieuse envie d'en avoir rien à foutre !
Mais j'ai découvert un petit truc sur lequel je travaille et qui pour moi, réussit plutôt bien. Je valorise tout simplement tout le travail que j'ai déjà accompli, en mesurant (c'est mathématiquement simple, vous allez voir) que chaque fois que j'avance, il me reste moins de chemin à parcourir. Oui, c'est très con. Mais c'est tellement évident, qu'on finit par l'oublier. De cette manière j'arrive à être plus fier du travail accompli, de le valoriser, et de pouvoir de moins en moins le remettre en question, même si la tentation est grande.
Imaginez que je doive refaire tout ce que j'ai fait. Et ça, il faut être capable de se le dire depuis la première semaine, même si ça parait encore ridicule. Il faut réussir à s'auto-satisfaire de ce que l'on a fait, parce que quoi qu'il en soit, ce sera toujours important de l'avoir fait.
L'important, c'est de ne pas choper cette saloperie de cancer ou autre maladie cardio-vasculaire ou pulmonaire, dont les noms mêmes me filent la chair de poule (je suis un mec hyper courageux vis-à-vis des maladies). Mais parfois, ces arguments ne pèsent pas lourd face à une envie de clope. Dans ces moments-là, il suffit de prendre la mesure du travail accompli et de bien se rendre compte de l'atténuation de cet effet de manque dans le temps. Or une rechute demanderait un redémarrage à ZERO et ça, ça motive :)
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