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jeudi 1 octobre 2009

Très Contraignant pour les Lyonnais

De l'abolition des privilèges ?

Pour la deuxième fois cette année, les TCL (Transports en Commun de Lyon) sont en grève. Les transports urbains de Lyon sont assurés par KEOLIS, filiale de la SNCF,qui exploite le réseau de transports en communs de Lyon pour le compte du SYTRAL.

Les employés (pas tous, certains gardant un sens du service que nombre d'autres ont piétiné) sont en grève pour râler contre l'abolition de leurs privilèges. La première fois, il s'agissait de refuser le passage de 7h à 7h30 de travail par jour, malgré une compensation par 15 jours de RTT. Aujourd'hui, il s'agit de refuser la mobilité (autrement dit, un chauffeur pourrait être transféré d'un dépôt à un autre, autour de Lyon !!).

On marche sur la tête !! Ces gens sont censés assurer un service, avec des clients, qui comptent sur eux et qui ont besoin d'eux pour se déplacer (parfois plus qu'eux, même quand ils seront transféré à 3 km de leur dépôt actuel). Des gens qui payent un abonnement, parfois à l'année (ce qui génère une garantie de revenus et une trésorerie d'avance pour leur société) et n'ont pas le service pour lequel ils payent.

D'autres personnes se tapent plus d'une heure de bus (quand ils tournent) pour venir de loin travailler et n'ont pas de jours de RTT supplémentaires pour autant !

Je pense que si on est contre les contraintes horaires, les horaires de week-end, les petits déplacements autour de Lyon, qu'on n'a pas le sens du service et la conscience de devoir assurer ce service en permanence par respect des usagers, on fait un autre métier.

Il est temps de remettre les pieds sur terre. J'aimerais rappeler quelques points importants à nos chers privilégiés du transport :

  • Beaucoup des usagers de leurs bus n'ont pas de RTT et travaillent plus de 7h30 par jour. Leur mouvement de grève les pénalisent, parce que pour eux, pas question de faire grève le jour où leur patron va leur souffler dans les bronches parce qu'ils sont en retard pour n'ont pas pu venir. Et comme ils n'ont pas non plus forcément des congés à rallonge, ils préfèreraient les garder pour passer quelques jours de repos bien mérité avec leurs enfants que devoir les poser parce qu'ils ne peuvent pas aller travailler.

  • D'autres sociétés sont sur les rangs pour le renouvellement du contrat de délégation. Elles ont perdu (notamment TRANSDEV) parce que les politiques ont fait pencher la balance du côté de la filiale de la SNCF. Or il semblerait aujourd'hui que le nouveau Président de la République soit enclin à favoriser le groupe VEOLIA (voir la nomination de Henri Proglio, membre du Conseil d'Administration de VEOLIA à la tête d'EDF). Et comme par hasard, qui est sur le point de fusionner avec TRANSDEV ? Pour ceux qui n'auraient pas suivi : VEOLIA...


Le pire dans tout cela, c'est la situation dans laquelle se retrouvent les chauffeurs non grévistes. Non seulement ils se font copieusement insulter et malmener par leur collègues grévistes, mais en plus, ils se font insulter par les usagers excédés. Alors qu'ils font leur boulot ! D'autant plus que certains sont à coup sûr d'accord avec les revendications de leurs collègues, mais ont conscience que les usagers n'ont pas à être pris à parti, n'étant pour rien responsables de la situation.

Il serait temps de trouver des méthodes de grèves impactant l'employeur (c'est à ça que sert le droit de grève), mais pas les clients. Les employés de sociétés d'autoroute ouvrent les péages et laissent passer gratuitement les véhicules. Ils peuvent rester longtemps en grève et ne risquent pas de s'attirer l'inimitié des usagers, alors que l'employeur voit le CA baisser et les charges stagner et se doit de réagir. C'est nettement plus intelligent...

mercredi 30 septembre 2009

Autoroute

Y a-t-il une maladie contagieuse grave sur la voie de droite ?

Pourquoi le code la route n'est-il pas sujet à un rafraichissement régulier ? Dans bien des cas ce serait indispensable.

Sur autoroute, on roule à droite. C'est une chose de le dire, ou de l'afficher sporadiquement sur les panneaux d'autoroute, mais c'en est une autre de le faire respecter. On peut se faire verbaliser pour avoir dépassé la vitesse limite de 3 ou 4 Km/h (j'ai perdu 1 point pour 2 Km/h), mais on peut rouler 200 kilomètres sur la voie du milieu sans la moindre inquiétude. Et pourtant, il suffit de rouler un peu régulièrement pour se rendre compte à quel point ce genre de comportement est dangereux.

Il m'est arrivé, lors de périodes de forte fréquentation, de rouler sans le moindre encombre sur la voie de droite sur plus d'un kilomètre, alors que les deux voies les plus à gauche étaient saturées !! Je sais que ce n'est pas très prudent, mais j'étais sur la voie de droite et j'y suis simplement resté.

Pour information, la voie de gauche est réservée aux dépassements et les usagers scotchés à la voie du milieu obligent les autres à l'emprunter pour circuler, créant forcément un engorgement pouvant être facilement réduit en se rabattant tout simplement sur la voie de droite.

Si si, vous pouvez utiliser la voie de droite !! Il n'y a pas de honte à cela et votre voiture ne va pas se transformer en citrouille.

Je pense, mais ça n'engage que moi bien sûr, que tout ceci est encore une histoire de "jemenfoutisme" et de flemme caractérisée. Il est plus simple de se caler sur la voie du milieu sans s'occuper de ce qui se passe autour de soi, que de devoir mettre son clignotant, regarder dans ses rétroviseurs, tourner le volant... qui plus est, plusieurs fois pendant le voyage.

Et pourtant, je peux vous assurer qu'il n'y a rien de mieux pour garder son attention (surtout depuis qu'on s'endort au volant à 130) que de devoir sans cesse regarder autour de soi et changer de voie. Bref, faire attention aux autres (aïe, j'ai dit un gros mot).

vendredi 25 septembre 2009

Transsexualisme du français

Allez savoir pourquoi, certains noms changent de sexe parfois (euh... je voulais dire, de genre, mais ce n'était pas assez racoleur). L'exemple le plus courant, "espèce". J'ai bien regardé dans le dictionnaire, "espèce" est un nom féminin. Et pourtant, combien de fois dans une seule journée peut-on entendre : "j'ai comme un espèce de doute", "j'ai vu un espèce de gros camion"... ? Je vous fais grâce des autres exemples (surtout par flemme, je dois avouer).
Bon alors, par pitié, faisez attention !!

Option

C'est la crise ma pauv' dame !

Quand on achète une voiture, on est beaucoup plus regardant sur les options (les chiffres ne mentent pas : les ventes de voitures augmentent - encore +3% en août 2009 - le pouvoir d'achat baisse, donc les acheteurs rognent bien sur quelque chose).
Et l'option la moins achetée ces derniers temps est le clignotant. C'est juste l'exemple flagrant de l'état d'esprit général : les autres ? Je m'en fous, pourquoi ? Boarf, quand j'aurai tourné, il verra bien que je ne suis pas allé tout droit.